Lésions nerveuses & plexus brachial

Les lésions du plexus brachial comptent parmi les atteintes nerveuses les plus invalidantes. Elles peuvent entraîner douleurs intenses, perte de sensibilité et paralysie partielle ou complète du bras. Souvent liées à des traumatismes violents, elles nécessitent un diagnostic rapide et un traitement spécialisé. À Paris 16ème, Team Épaule offre une prise en charge pluridisciplinaire des lésions nerveuses de l’épaule pour optimiser les chances de récupération fonctionnelle et limiter les séquelles.

Qu’est-ce qu’une lésion du plexus brachial ?

Le plexus brachial est un réseau complexe de nerfs situé à la jonction du cou et de l’épaule. Issu des racines cervicales C5 à T1, il assure la motricité et la sensibilité du bras, de l’épaule jusqu’à la main. Lorsqu’il est endommagé, les conséquences peuvent être majeures : douleurs neuropathiques, perte de force, troubles sensitifs, voire paralysie. Les lésions du plexus brachial peuvent être partielles ou complètes, allant d’un étirement des fibres nerveuses à une rupture ou un arrachement.

Lésion du plexus brachial : causes et facteurs de risque

La cause la plus fréquente de lésion du plexus brachial est un traumatisme violent, notamment lors d’accidents de la route en deux-roues, où le bras est brutalement étiré ou comprimé. D’autres situations sont à risque :

  • Traumatismes sportifs (rugby, judo, ski) avec chute sur l’épaule ou traction du bras ;
  • Luxations ou fractures de la clavicule ou de l’épaule ;
  • Plaies profondes par coupure ou blessure pénétrante ;
  • Chirurgies entraînant une compression nerveuse ;
  • Accouchements difficiles, causant parfois une paralysie obstétricale du plexus chez le nouveau-né.
  • Causes iatrogènes , par mouvement de traction sur le bras en tentant de réduire une luxation par exemple

Certaines maladies chroniques fragilisant les nerfs, comme le diabète, peuvent aggraver le risque de séquelles.

Atteinte du plexus brachial : les symptômes

Les symptômes d’une lésion du plexus brachial varient selon les racines touchées et la gravité de la lésion :

  • Douleurs neuropathiques : décharges électriques, brûlures ou fourmillements dans le bras.
  • Perte de force musculaire : difficulté à lever le bras, plier le coude ou ouvrir la main.
  • Troubles de la sensibilité : engourdissements, zones insensibles ou douloureuses.
  • Paralysie partielle ou totale : allant d’une faiblesse localisée (épaule, coude) à une perte complète de mouvement du bras.
  • Syndrome de Claude-Bernard-Horner : chute de la paupière (ptôsis), pupille rétractée (myosis), impression d’enfoncement du globe oculaire (enophtalmie)  et parfois diminution de la transpiration sur un côté du visage en cas d’atteinte des racines C8 et/ou T1.

Diagnostic d’une lésion nerveuse

Le diagnostic d’une lésion nerveuse de l’épaule repose d’abord sur l’examen clinique : évaluation de la force musculaire, des réflexes et de la sensibilité.

Des examens complémentaires sont également prescrits pour préciser l’atteinte :

  • IRM  du plexus brachial : pour détecter une avulsion nerveuse.
  • Électroneuromyogramme (ENMG) : réalisé à distance du traumatisme (après 3 semaines), il mesure la conduction nerveuse et permet de suivre l’évolution.
  • Radiographie   pour rechercher des lésions osseuses associées.
  • Dans certains cas, une arthroscopie exploratoire permet de visualiser l’étendue des dommages.

Les traitements d’une lésion du plexus brachial par Team Épaule

La prise en charge d’une lésion du plexus brachial dépend de sa sévérité et du temps écoulé depuis le traumatisme.

Traitement fonctionnel et kinésithérapie

Lorsque la rupture nerveuse complète n’est pas confirmée, une phase initiale de rééducation est mise en place afin de stimuler la récupération fonctionnelle.

  • Mobilisations douces pour préserver la souplesse articulaire.
  • Renforcement musculaire des zones encore actives.
  • Électrostimulation pour limiter l’atrophie musculaire.
  • Prise en charge de la douleur neuropathique.

Chirurgie nerveuse

Si, au terme de la période de rééducation, la récupération reste incomplète, une chirurgie de réparation nerveuse peut alors être envisagée. Ces techniques de microchirurgie spécialisées offrent de meilleures chances de récupération lorsqu’elles sont réalisées dans les 3 à 6 mois après le traumatisme.

  • Greffes nerveuses : pour rétablir la continuité d’un nerf sectionné.
  • Transferts nerveux (neurotisation) : réorienter un nerf fonctionnel vers un muscle paralysé.

Lorsque la prise en charge intervient tardivement, plusieurs années après le traumatisme, la réparation nerveuse n’est plus possible. D’autres techniques chirurgicales sont alors envisagées.

  • Transferts musculaires pour récupérer certaines fonctions ;
  • Arthrodèses pour stabiliser une articulation.

Ces interventions secondaires visent surtout à améliorer la qualité de vie lorsque la récupération complète n’est plus possible.

La rééducation après une lésion du plexus brachial est longue et exigeante, souvent sur plusieurs années, et doit s’accompagner d’un suivi multidisciplinaire (médecins de la douleur, kinésithérapeutes, psychologues).