Pathologies de l’épaule

Douleurs, raideurs, perte de mobilité… L’épaule peut être le siège de nombreuses affections, parfois invalidantes au quotidien. Arthrose, rupture de la coiffe, capsulite ou encore lésion nerveuse : ces troubles nécessitent une prise en charge adaptée. À Paris 16ème, notre centre spécialisé en chirurgie de l’épaule vous accompagne dans le diagnostic et le traitement des principales pathologies de l’épaule.

Arthrose de l’épaule

L’arthrose de l’épaule, aussi appelée omarthrose, correspond à une dégénérescence du cartilage articulaire. Elle peut toucher l’articulation gléno-humérale ou l’articulation acromio-claviculaire.

Ses symptômes associent des douleurs chroniques, une raideur matinale, et une perte de mobilité du bras. Le traitement repose d’abord sur des infiltrations, des séances de rééducation ou des antalgiques. Lorsque la gêne devient invalidante, une chirurgie peut être proposée avec la pose d’une prothèse d’épaule.

Rupture de la coiffe des rotateurs

La coiffe des rotateurs regroupe plusieurs tendons essentiels aux mouvements de l’épaule. Une rupture partielle ou complète survient à cause d’une usure progressive des tendons ou à la suite d’un traumatisme. Elle concerne le plus souvent le tendon sus-épineux.

Les douleurs se manifestent à l’élévation du bras, avec une perte de force rendant difficiles les gestes simples du quotidien, comme s’habiller ou porter un sac.

Le traitement peut être médical (rééducation, infiltration) ou chirurgical avec une réparation de la coiffe des rotateurs sous arthroscopie.

Syndrome du conflit sous-acromial

Le syndrome du conflit sous-acromial est lié à un frottement anormal entre les tendons de la coiffe et l’acromion, l’extrémité de l’omoplate qui rejoint la clavicule. Il entraîne une inflammation douloureuse des tendons et de la bourse sous-acromiale.

En l’absence de prise en charge, ce syndrome peut évoluer vers une tendinopathie chronique ou une rupture de la coiffe des rotateurs. Le traitement médical repose sur de la rééducation associée à du repos et éventuellement des infiltrations. Une acromioplastie est parfois nécessaire.

Luxation récidivante de l’épaule

Une luxation de l’épaule survient lorsque la tête de l’humérus sort de son articulation. On parle de luxation récidivante quand ce phénomène se reproduit fréquemment, même lors de gestes anodins.

Les jeunes sportifs sont particulièrement exposés. Une prise en charge chirurgicale peut renforcer la stabilité articulaire et prévenir les récidives.

Tendinite calcifiante de la coiffe des rotateurs

La tendinite calcifiante se caractérise par des dépôts de calcium dans les tendons au niveau de la coiffe des rotateurs. Elle provoque des douleurs intenses, parfois nocturnes, et une inflammation locale.

Elle est traitée en première intention par des anti-inflammatoires et de la kinésithérapie. En cas d’échec, des infiltrations, une trituration ou une arthroscopie pour évacuer les cristaux permettent de soulager efficacement les patients.

SLAP & pathologies du bourrelet

Le bourrelet glénoïdien est un anneau de cartilage qui entoure la cavité de l’omoplate (glène) participant à la stabilité de l’épaule. Une SLAP lésion (pour Superior Labrum Anterior to Posterior) correspond à une déchirure de la partie haute de ce bourrelet, souvent liée à un traumatisme ou à des mouvements répétés, notamment chez les sportifs.

Elle peut provoquer des douleurs intenses, des sensations de craquement ou une gêne lors des gestes de lancer ou de rotation. Le diagnostic repose sur l’arthroscanner ou l’IRM, parfois complétée par une arthro-IRM. Le traitement dépend de la gravité et de l’activité du patient. Dans les cas les plus sévères, une réinsertion du Labrum ou une ténodèse du biceps est envisagée.

Capsulites de l’épaule

La capsulite de l’épaule se caractérise par une inflammation de la fine membrane qui entoure l’articulation de l’épaule. Celle-ci entraîne un raidissement et un épaississement progressif des tissus, limitant fortement les mouvements.

La capsulite évolue en trois phases : douleur, raideur croissante, puis récupération progressive de la mobilité. Elle touche le plus souvent les femmes de 40 à 60 ans, parfois sans cause évidente.

La perte d’amplitude est souvent sévère, rendant les gestes du quotidien difficiles. Sa prise en charge repose sur des traitements antalgiques, des infiltrations et une rééducation ciblée. En cas de forme persistante, une libération chirurgicale peut être envisagée.

Lésions nerveuses & plexus brachial

Certaines douleurs ou faiblesses musculaires de l’épaule peuvent révéler une lésion nerveuse, touchant en particulier le plexus brachial. Ce réseau de nerfs relie la moelle épinière aux muscles du bras. Il peut être affecté après un traumatisme, une compression prolongée ou une pathologie cervicale.

Le diagnostic repose sur un examen clinique, des imageries et un électromyogramme (EMG). Selon la gravité de l’atteinte, le traitement peut inclure de la rééducation, ou dans certains cas,une chirurgie nerveuse.